A FEW WORDS WITH ANTHONY POWELL

Lorsqu’ Anthony Powell a passé le seuil de notre porte, un de mes rêves d’enfant se réalisait. Je tombais nez à nez avec l’un des créateurs qui avait le plus enrichi et motivé mon imagination. Rien que cela.

Indiana Jones et le Temple Maudit. Scène d’ouverture au Club Obi Wan (!), 505-30 Honan road à Shanghai. Wilhelmina « Willie » Scott ouvre la revue dans une superbe robe rouge lamée or et argent. Le temps du générique (sur le numéro d’Anything Goes, comédie musicale de Cole Porter crée en 34, ici adaptée en mandarin) et la caméra se pose sur Indy, Lao Che, ses gardes du corps et les cendres de Nurhachi.

Nous étions en 1984 mais j’étais en 1935. Et je me disais que je voulais être attablé avec eux, en gilet blanc piqué, et ne pas entendre de ” coupez, c’est bon, elle est dans la boîte”!

J’étais allé voir le film 5 fois en 10 jours. C’était au temps où l’on pouvait encore passer sa journée dans la salle et voir plusieurs fois de suite le film si on le souhaitait (clin d’œil à Mia Farrow qui passe ses journée comme cela dans La rose pourpre du Caire, 1985). Et sur l’écran, hormis “Indiana Ford” et la magie de Steven Spielberg, je voyais des costumes imaginés et sélectionnés par un maître dont je ne connaissais pas le nom. Il m’avait ouvert le yeux rien qu’avec sa revue type Broadway et allait m’enchanter, bien des années plus tard, au Théâtre du Châtelet.

Amadeus, Mort sur le Nil avec Peter Ustinov. Pirates, Tess, Frantic ou La neuvième porte de Roman Polanski. Hook, Indiana Jones et la dernière croisade… c’est encore lui. C’est en 1973 qu’il reçoit son premier Oscar pour Travel with my aunt, de George Cukor. C’est cette année qu’il crée les costumes de Papillon (Steve McQueen et Dustin Hoffman) et accessoirement, c’est aussi mon année de naissance. Anthony Powell, lui, est né en 1935, année des aventures d’Indiana Jones à Shanghai.

Ce n’est pas la première collaboration d’Anthony Powell avec Robert Carsen pour le Théâtre du Châtelet. Dès décembre 2010, ils se retrouvaient à la création sur My Fair Lady.  A l’occasion, le Monsieur Powell avait fait réaliser des soieries par la maison Brochier à Lyon, d’après des modèles créés par Raoul Dufy mais qui n’avaient jamais été utilisés. Témoignage via ce lien...

2 QUESTIONS TO ANTHONY POWELL.

L.B. : When did you start getting interested in costumes?

“It all started when I was 5 years old. I was given a model theatre for Christmas. I enjoyed staging miniature shows with puppets.

Before too long I realized it was exactly what I wanted to do in life. Normally, when working on productions you cannot be in charge of set design and costumes at the same time.  They have to be arranged by different teams. So I chose for costumes…”

L.B. What strikes you most about the way to work nowadays, compared with when you first began?

“Time for preparation, due to reduced budgets, is now ridiculous.  I used to have about a year to prepare a film. I remember a few years ago being asked to work on a film project in France set in Maupassant’s 1880s. The period is very rich and spectacular regarding costumes. But when I enquired as to when the actual start date of filming, I was told I had only two weeks preparation.

How can anyone with passion and conviction work that way?”

Singin' in the Rain teaser